France Acouphènes - 92 rue du Mont Cenis - 75018 Paris - Tél : 0 820 222 213

Lexique

Comprendre les décibels

L’échelle des décibels a une progression logarithmique et les calculs sur les décibels (dB) suivent des règles particulières souvent déroutantes. Ainsi un aspirateur produit dans une pièce un niveau de 80 décibels, l’utili- sation d’un second aspirateur identique fera monter le niveau à 8 dB et non 160 comme on pourrait le penser : la règle générale est que, lorsque l’intensité d’un son double, son niveau ne s’élève que de 3 dB.

À cette complexité mathématique s’ajoute le fait que l’oreille ne répond pas de façon simple à l’intensité des sons qui la stimulent.
En effet, chaque fois que le niveau s’élève de 10dB, on entend 2 fois plus fort : ainsi un son de 100dB est entendu 4 fois plus fort qu’un son de 80 dB.

Comment se présente-t-elle ?

Une échelle de décibels peut se présenter sous 2 aspects :

Soit, comme une échelle de perception ; la repré- sentation ci-contre est de ce type : elle indique le niveau auquel est soumise l’oreille dans des situa- tions déterminées : chambre à coucher, bureau, rue animée... Ce type d’échelle va de 0dB valeur au dessous de laquelle on entend rien, à 125 dB niveau où la perception est douloureuse et très dangereuse.

Soit, comme une échelle représentative des puissances des sons émis par diverses sources : voix, marteau-piqueur, avion... Le niveau de perception diminuant lorsqu’on s’éloigne, pour le calculer et retrouver une échelle de perception il faut savoir à quelle distance de la source sonore on se trouve. Cette échelle de 0dB à 180dB et plus, correspond à une puissance d’émission sonore des armes ou des fusées.

Quelles sont les valeurs ou les seuils les plus caractéristiques que
l’on peut observer ?

0 dB constitue le seuil normal de l’audition ; l’oreille humaine ne perçoit pas les sons de niveau inférieur. Ce seuil s’élève dans la surdité ; l’élévation atteint 30dB dans les surdités légères, et jusqu’à 90dB dans les surdités profondes.

30 dB est une limite en ce qui concerne la vie quoti- dienne. En effet, les sons inférieurs à cette valeur ont peu d’intérêt car ne contenant pas beaucoup d’infor- mation et souvent masqués par des sons plus forts ; il faut « tendre l’oreille » pour les percevoir.

60 à 65 dB l’oreille est au meilleur de ses capacités ; c’est le niveau habituel de la conversation.

80 à 85 dB est la limite inférieure du risque auditif ; au dessous de 80 dB, les sons ne provoquent jamais de lésion auditive tandis que les plus forts peuvent provoquer une dégradation de l’oreille.

La gène que l’on peut ressentir à des niveaux plus faibles n’a aucun effet sur l’oreille mais agissant sur le cerveau, elle crée des désordres d’ordre psycholo- gique (stress, anxiété, perte de sommeil...).

à partir de 110dB, il y a un risque de trauma- tisme sonore aigu ; l’altération de l’audition peut être ressentie en quelques minutes sous forme d’acou- phènes, ou d’audition perturbée.

Si une surveillance est exercée en milieu profes- sionnel, les discothèques et les concerts approchent ce niveau et, quelquefois, le dépassent.
Document réalisé avec le concours scientifique

du Pr Christian Gélis pour la JNA

Le saviez-vous ?

l’intensité du bruit décroît lorsque la distance augmente.

La sensation de l’intensité double tous les 3dB.