France Acouphènes - 92 rue du Mont Cenis - 75018 Paris - Tél : 0 820 222 213

Extraits de la Revue 83  - T I N N I T U S S I M O - 1 e r T R I M E S T R E 2 0 1 4

 

Couv Revue 83

 

 

5-6 TÉMOIGNAGES
Apprendre à vivre autrement
après un neurinome
6 2014 : l’année des anniversaires
7 PANORAMA
VIE ASSOCIATIVE
7 Les permanences de France Acouphènes
8 Bientôt dans vos régions :
Paris : congrès des audioprothésistes
UNSAF
9 TÉMOIGNAGE
9 La surdité brusque ou la vie
en mode « silence assourdissant »
10-11 BIEN-ÊTRE
Tous acouphéniques et si différents :
quel bricolage ?
12-13 DOSSIER
Cas pratique : une surdité unilatérale
associée à des acouphènes
14 PANORAMA
VIE DES RÉGIONS SPÉCIAL JNA
14 Interview de Roselyne Nicolas
15-16 Acouphène et hyperacousie
au coeur de la Journée nationale
de l’audition
17-18 Les acouphènes et l’hyperacousie :
quelles solutions ?
19 Le cas de l’hyperacousie
20-21 Les consultations pluridisciplinaires
acouphènes de l’AFrEPA en France
22 Les conférences de France Acouphènes
23 La Journée nationale de l’audition
en régions : Orléans, Joué-lès-Tours,
Beauvais
24 JNA à Reims, Metz, Lille
25 JNA à Saint-Louis, Strasbourg, Paris
26 JNA à Royan Pons, La Rochelle,
Fresnay-sur-Sarthe, Coutras
27 JNA à Toulouse, Montpellier,
Perpignan, Aubenas
28 NOS BÉNÉVOLES À VOTRE ÉCOUTE

 

Extraits de la Revue 83

 

« Ne pas s’isoler » Interview de Roselyne Nicolas

Présidente de l’association France Acouphènes

 Extrait du journal JNA

Quel est le rôle de France Acouphènes ?

France Acouphènes est une association nationale de patients, qui aide, conseille et informe les personnes qui la contactent sur « la Ligne de France Acouphènes » au 0820 222 213 soutenue par l’INPES pour la formation de nos bénévoles, ou lors de groupes de paroles, de réunions d’adhérents, conférences débats… Elle est animée par des bénévoles souffrant eux-mêmes d’acouphènes, d’hyperacousie, de vertiges de Menière ou de neurinome de l’acoustique.

Si je suis acouphénique ou / et hyperacousique, comment l’association France Acouphènes peut-elle m’aider ?

Lors des permanences téléphoniques, des groupes de parole, l’association peut vous permettre d’exprimer votre ressenti par rapport à ce que vous vivez, de parler de vos acouphènes et/ou de votre hyperacousie à des personnes qui vous comprennent puisqu’elles savent ce que vous ressentez du fait qu’elles sont atteintes elles-mêmes de ces pathologies. Le fait de pouvoir en parler, d’être écouté et compris est une première étape pour vous aider.

Avez-vous des contacts avec les professionnels de santé ? Nous sommes en contact avec les professionnels de santé et n’étant pas médecins, nous orientons les personnes qui nous contactent vers les équipes de l’AFrEPA (Association Française des Equipes Pluridisciplinaires en Acouphénologies).

Existe-t-il des relais de l’association France Acouphènes partout en France ?

Nous avons des bénévoles un peu partout en France, qui organisent des groupes de paroles dans leur région, et qui répondent aux appels téléphoniques sur notre ligne nationale.

La suite dans la Revue 83

 

Bien que la revue de France Acouphènes ne soit pas une revue médicale, nous souhaitons vous informer, dès que nous en avons connaissance, de solutions qui, si elles ne font pas disparaître les acouphènes, permettent néanmoins de diminuer l’impact au quotidien pour certains patients qui ont des acouphènes et une perte auditive associée. Voici un exemple extrait et adapté de la revue professionnelle Audio infos n°190 de janvier février 2014 avec l’accord du rédacteur en chef de la revue, Guillaume Bureau, et des auteurs de l’article. JG

Cas pratique : une surdité unilatérale associée à des acouphènes

Par Didier Bouccara, ORL et membre de notre comité scientifique et Élodie Milachon, audioprothésiste

Didier Bouccara (ORL) et Élodie Milachon (audioprothésiste) travaillent en équipe pluridisciplinaire pour l’accueil des patients avec des acouphènes et de l’hyperacousie.

Anamnèse  (1)

Mme M. n’a pas d’antécédents pathologiques notables, en particulier otologiques infectieux, traumatiques ou pressionnels. Elle signale une hypoacousie 2 droite évoluant depuis plusieurs années, qui s’est majorée brutalement en 2010 avec des vertiges. Cet épisode a motivé une hospitalisation en ORL. Un traitement parentéral 3 associant corticoïdes, mannitol et vasodilatateurs durant une semaine n’a pas permis d’amélioration auditive notable. L’IRM qui a été réalisée n’a pas objectivé 4 de lésion évolutive. Devant la persistance des acouphènes droits, différents traitements médicamenteux ont été proposés, sans amélioration notable.

audio tonale et vocale surdité acs

Examen clinique et audiométrie

La patiente signale que ses acouphènes sont continus, localisés a droite, de tonalite ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Acouphène et hyperacousie au coeur de la Journée nationale de l’audition du 13 mars 2014

par Katia Delaval, pour Audio infos

Pourquoi un focus sur les acouphènes et l'hyperacousie ?

Parmi les troubles de l’audition, les acouphènes (bourdonnements et siffl ements dans la tête et dans l’oreille) et l’hyperacousie (hypersensibilité aux bruits normalement supportés) sont des symptômes de plus en plus fréquents au sein de la population française. Entre 2 et 2,5 millions de Français de tous les âges sont officiellement déclarés acouphéniques (source : association France Acouphènes). Mais on estime que 6 à 8 millions de personnes en souffriraient en silence (soit 10 % de la population Française). Environ 2 % de la population présente des symptômes d’hyperacousie. L’origine de ces troubles de l’audition est multiple : Traumatisme Sensoriel Auditif, usure des mécanismes de l’oreille avec l’âge, choc émotionnel, médicaments ototoxiques… Vivre avec ces gênes ou troubles en permanence est insupportable et provoque fatigabilité, dégradation de la vie intellectuelle, physique, psychique et sociale. Les acouphènes, comme l’hyperacousie, sont reconnus aujourd’hui comme des pathologies ORL. Jeunes, adultes, seniors, toutes les tranches d’âge sont concernées.

En amont de la 17e Journée nationale de l’audition, l’association éponyme a présenté les résultats d’une enquête menée auprès des Français sur les acouphènes, thématique phare de cette année. Qui est touché ? Quelles en sont les causes ? Quelles solutions utilisent les Français pour les soulager ? Éléments de réponse.

jna 2014

De gauche à droite : Pascal Foeillet, ORL, secrétaire général de l’association JNA, Roselyne Nicolas, Vice-présidente de l’association JNA et Présidente de France Acouphènes, Jean Stanko, Président de l’association JNA, et Paul Zylberberg, Vice-président de l’association JNA.

© Katia Delaval

En amont de sa 17e campagne, l’association Journée nationale de l’audition (JNA) a mené une enquête en partenariat avec l’institut Ipsos et le Crédit Agricole, portant principalement sur les acouphènes, afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics et du grand public sur ce phénomène. La santé auditive et l’hyperacousie y étaient également abordées. Le sondage a été réalisé en ligne, du 10 au 17 février, auprès de 900 personnes, échantillon représentatif de la population française âgée de 16 à 75 ans.

L’audition au coeur des préoccupations de santé des Français

L’enquête a révélé en premier lieu que la perte des capacités auditives était en quatrième position des inquiétudes des Français concernant la santé, derrière la perte d’autonomie, la perte des capacités visuelles et être victime d’un AVC. Ils sont en effet 44 % à s’en inquiéter. Et ce, quel que soit l’âge, puisque même les 16-34 ans sont 42 % à la citer comme source de préoccupation

- « L’audition devient un critère de santé pour toutes les tranches d’âge », commente François de Sars, directeur général adjoint de l’institut Ipsos. Selon cette étude, les Français sont 89 % à avoir le sentiment que la limitation des capacités auditives a un impact sur la vie sociale, mais également sur les capacités scolaires (85 %), sur le moral et l’anxiété (82 %) ou encore sur les capacités de travail (81 %).

Et cette inquiétude s’accompagne d’une prise de conscience de la nécessité de protéger ce sens face à des expositions sonores élevées. Selon l’étude, 88 % des sondés placent une exposition sonore élevée (travail, baladeur, concert, MP3) parmi les causes principales de la perte des capacités auditives, devant le vieillissement naturel du système auditif (80 %).

Le fort impact des acouphènes ...

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Le cas de l’hyperacousie


par Dr. Martine Ohresser, médecin ORL, co-fondatrice de l’AFrEPA et membre du Comité Scientifique de la JNA

L’hyperacousie se définit comme une hypersensibilité aux sons de l’environnement, pour des intensités jugées tout à fait tolérables par le sujet normal. La sensation peut aller du simple inconfort à une sensation douloureuse intolérable.

Elle concerne environ 2 % de la population et la plupart du temps elle s’accompagne d’une audition tout à fait normale. Elle peut être unie ou bilatérale et 40 % des patients acouphéniques ressentent également une hyperacousie. C’est un symptôme très fréquent chez les musiciens. Bien souvent, le patient a pris l’habitude de porter des bouchons d’oreille pour se protéger de l’environnement sonore agressif et il faut déjà lui expliquer que c’est une très mauvaise solution puisque plus il va protéger l’oreille, plus l’oreille va être intolérante à l’environnement sonore. Le bilan auditif est le plus souvent normal et il est important de rechercher les seuils de confort et d’inconfort auditifs qui sont objective ment abaissés chez le sujet hyperacousique.

Chez le sujet normal, les seuils de confort se situent à 60 dB du seuil auditif, ils sont de 30 à 40 dB chez l’hyperacousique. Les seuils d’inconfort se situent normalement vers 110 voire 120 dB, ils peuvent se situer autour de 70 à 80 dB chez le sujet hyperacousique

 

La suite dans la Revue 83

 

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