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4e édition du colloque de l’AFrEPA à Lille : Les multiples facettes de l’acouphène

4e édition du colloque de l’AFrEPA à Lille : Les multiples facettes de l’acouphène par Katia Delaval (Audio infos)

 Dans le numéro 81 page 19 nous avions évoqué les sujets qui avaient été abordés lors du congrès AFrEPA qui avait eu lieu à Lille en septembre. Avec l’autorisation de Guillaume Bureau, rédacteur en chef de la revue professionnelle Audio infos et de Katia Delaval, journaliste auteur de l’article dans le numéro 187 d’octobre 2013 d’Audioinfos, vous trouverez ci-joint le résumé de ce congrès. Bonne lecture JG C’est Lille qui a accueilli cette année la 4e édition du colloque de l’AFrEPA, les 13 et 14 septembre 2013 .

bandeau douleurs

La 4e édition du colloque de l’AFrEPA (Association française des équipes pluridisciplinaires en acouphénologie) s’est tenue à la faculté de médecine de Lille, le rendez-vous annuel de l’association, ouvert à tous les professionnels qui souhaitent s’informer sur cette pathologie.

Au cours de ces deux journées, l’acouphène a été abordé sous de nombreux aspects et surtout du point de vue des différents acteurs de sa prise en charge.

Les spécificités de la prise en charge des acouphènes très récents

Au cours de cette table ronde, trois cas cliniques d’acouphènes récents ont été traités par les différents spécialistes. « La physiopathologie de l’acouphène post-surdité brutale est complexe et probablement non homogène, souligne Alain Londero, ORL à l’Hôpital Georges-Pompidou à Paris. Un bilan étiologique audio-métrique (tonal et vocal) et radiologique (IRM) est indispensable avant toute autre prise en charge. L’ORL peut ensuite mettre en place un traitement médicamenteux par corticoïdes et vasodilatateurs, qui n’est qu’une urgence relative puisque des études ont montré une efficacité tout aussi bonne après une semaine.

Londero 4 afrepa Conjointement, il faut favoriser les processus d’habituation. » Une prise en charge identique est préconisée en cas d’acouphène post-trauma sonore, pour lequel il est nécessaire de rechercher une perte auditive. L’audioprothésiste peut adapter l’aide auditive en modifiant l’amplification, mais aussi en y adjoignant un générateur de bruit blanc si nécessaire. « Le générateur de bruit blanc est idéal dans le traitement des acouphènes sans surdité », souligne Marie-José Fraysse. Enfin, lors d’un acouphène récent sur une hypoacousie ancienne, il est indispensable d’évaluer l’évolution des seuils auditifs (par audiométrie tonale et vocale) avant toute autre prise en charge. Dans tous les cas d’acouphènes, il faut éviter de délivrer des messages négatifs aux patients. Éviter le silence leur est souvent utile (bruit d’eau, musique douce, etc.) surtout pour ceux qui ne supportent pas le bruit blanc. « Mais je déconseille les lecteurs MP3 aux patients acouphéniques avec perte auditive dans les fréquences aiguës, tient à préciser Alain Londero. Car le son est comprimé, et élimine notamment ces fréquences. Il vaut alors mieux privilégier les fichiers “wav” ou l’écoute de CD. »

« Une piste intéressante dans la prise en charge des acouphènes récents est l’utilisation de molécules anti-récepteurs NMDA, en injection transtympanique, souligne pour sa part Marie-José Fraysse, ORL à l’hôpital Purpan de Toulouse et présidente de l’AFrEPA. La phase III des essais cliniques arrive en Europe, et inclura 600 patients atteints de surdité post-traumatique. Une soixantaine d’équipes sont impliquées, dont une dizaine en France, membres de l’AFrEPA pour la plupart. » (voir l’article : La molécule AM-101 va être testée sur l’homme, page 22)

 

 

Hétérogénéité de la prise en charge par les audioprothésistes

Comment les audioprothésistes prennent-ils en charge les patients acouphéniques en France ? C’est la question à laquelle Axelle Vanmeirhaeghe, jeune diplômée en audioprothèse, aDauman orl 4 afrepa tenté de répondre dans son mémoire de fin d’études, encadrée par Philippe Lurquin, audioprothésiste à Bruxelles. Elle a présenté les résultats de son enquête, menée par questionnaire auprès de 244 audioprothésistes « toutvenant » et de 69 audioprothésistes plus « experts » (soit des membres de l’AFrEPA, soit des participants de l’atelier acouphène de M. Lurquin).

L’enquête révèle notamment que le groupe d’audioprothésistes « tout-venant » utilise rarement les outils de travail, tels que les questionnaires validés, les échelles visuelles analogiques, les générateurs de bruits blancs, etc. Le groupe des « experts » les utilise plus fréquemment, mais pas unanimement. Ces résultats ne sont pas très étonnants, étant donné que cette prise en charge est récente et que les connaissances évoluent rapidement.

« Les protocoles de prise en charge et d’évaluation sont au point, mais ils sont peu utilisés », déplore M. Lurquin. Ce qui, selon lui, souligne la nécessité de former davantage les audioprothésistes sur ce sujet, grâce à la formation continue, mais également dès l’école d’audioprothèse. Un point de vue probablement partagé par les audioprothésistes puisque l’enquête a montré qu’ils plébiscitaient l’idée d’un diplôme universitaire sur les acouphènes. 

La place de l’audioprothésiste dans la prise en charge pluridisciplinaire

L’ORL est le premier interlocuteur du patient acouphénique, et la première consultation est très importante. L’ORL doit surtout y évaluer la souffrance et le retentissement psychologique de l’acouphène, et installer une relation de confiance. C’est la première étape du counselling* et on doit lui expliquer pourquoi on l’oriente vers une thérapie sonore, une thérapie comportementale cognitive ou une combinaison des deux. « Dans la prise en charge des patients acouphéniques, l’audioprothésiste a deux outils de travail : la thérapie sonore et le counselling, et les deux aspects doivent cohabiter, rappelle M. Lurquin. Le counselling réalisé par l’audioprothésiste est informationnel, et il aide le patient à se départir de ses idées fausses. Il ne doit pas être confondu avec le counselling personnel qui, lui, est du ressort du psychologue. »

La réponse est donc bien pluridisciplinaire. « Il ne faut pas que les audioprothésistes travaillent de manière isolée », avertit M. Lurquin. Et de conclure : « Les audioprothésistes doivent devenir les kinésithérapeutes de l’ouïe et non les bandagistes de l’oreille ». « La diversité des pratiques souligne la nécessité d’élaborer des recommandations basées sur des preuves scientifiques », commente le Pr Bernard Fraysse, chef de service d’ORL du CHU de Toulouse.

Pour conclure cette matinée, le Pr René Dauman, ORL au CHU de Bordeaux a insisté sur l’importance de la recherche en acouphénologie : « On ignore encore beaucoup de choses sur l’acouphène. Recherches cliniques et fondamentales sont nécessaires et complémentaires ». L’AFrEPA a été créée par des professionnels médicaux et paramédicaux désireux de mettre en commun leurs compétences pour une prise en charge plus efficace des patients acouphéniques. La pluridisciplinarité y est essentielle. Des ateliers en live ou vidéo étaient proposés le vendredi aprèsmidi sur des thèmes très variés, permettant de découvrir les multiples facettes de la prise en charge : acouphénométrie, acouphène et sommeil, Tinnitus Retraining Therapy, sophrologie.

L’atelier sur le syndrome du choc acoustique s’est intéressé à ce syndrome relativement nouveau qui touche surtout le personnel des centres d’appels téléphoniques. Les six tables rondes qui ont rythmé la journée du samedi ont permis d’aborder chaque sujet, de façon très pratique, et ce du point de vue des différentes spécialités, notamment ORL, audioprothésistes et psychologues.

En 2008, neuf équipes étaient adhérentes de l’AFrEPA. Aujourd’hui, elles sont trente. Et chaque année, nous recevons de nouvelles demandes d’adhésion. Au vu de cette dynamique, nous avons des raisons d’être optimistes quant au futur de l’association !

Bilan de cette 4e édition

Fraysse 4 afrepa

 

Nous avons, pour cette 4e édition, accueilli plus de 230 participants, un chiffre encore en progression par rapport l’an dernier. C’est très satisfaisant, en particulier pour une thématique si spécifique. L’organisation du colloque est confiée chaque année à une équipe membre de l’AFrEPA. Cette année, c’est celle du Dr Vincent Loche et du Pr Christophe Vincent qui l’ont gérée intégralement, avec un grand succès. La formule proposée pour cette édition s’est avérée très propice à l’interaction entre les différents professionnels en charge des acouphènes, qui est un pilier de l’association. 

* Counselling : l’ensemble des moyens mis en oeuvre dans la discussion en vue de démontrer, réfuter, emporter la conviction » (Le Robert).

Bruit = Danger : Sons, décibels,fréquences sonores et législation

Bruit = Danger : Sons, décibels,fréquences sonores et législation

Que se passe t-il lorsque nous sommes soumis à plusieurs sources sonores ? Les décibels s'ajoutent-ils ? Comment ressentons-nous ces agressions ?

 

Il existe plusieurs courbes de pondération : A, B, et C.

 

Courbes de pondération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

courbe de pondération A : dB(A) mesure les bruits sonores de 0 à 55 dB

courbe de pondération B : dB(B) mesure les bruits sonores de 55 à 85 dB

courbe de pondération C : dB(C) mesure les bruits sonores de 55 à 130 dB

Par ailleurs les normes sont toujours calculées en fonction de dB(A) car le dB(A) correspond à la perception des sons de l’oreille humaine.

Le décibel A : dB(A). La lettre A signifie que le décibel est pondéré pour tenir compte de la différence de sensibilité de l’oreille. Moins sensible aux BF (basses fréquences) et plus sensibles aux HF (hautes fréquences). C'est en général du db(A) dont nous parlons en terme d'audiition. Cependant, ce n’est pas exactement ce que déchiffre notre cerveau.
Pour cela, il faut additionner les niveaux sonores pondérés relevés en fonction des fréquences.

On utilise une formule logarythmique pour calculer l'addition de plusieurs sources sonores :

 

tableauadditionbruits2

Plus la différence entre 2 sons est élevée, moins on majore.

Si on a le bruit d’un avion qui est à 120 dB(A) et le bruit d’une voiture de 80 dB(A) on aura :

120 dB du bruit de l’avion, car celui ci recouvre le bruit de la voiture .

Pour bien comprendre :

le dB(A) est un niveau sonore global ( son perçu par l’oreille)

le dB est un niveau sonore qui n’a de sens que lorsqu’il est noté pour une fréquence donnée

Remarques :

Lorsque la puissance sonore est multipliée par 2, le niveau augmente de 3 dB c‘est à dire que si nous avons 2 sources de bruits de 80 dB la différence est de 0dB.

Si on se réfère au tableau ci-dessus, on constate bien que pour une différence de 0 dB, on a un ajout de 3 dB.

Donc 80 dB + 80 dB = 83 dB

Lorsque la puissance sonore est multipliée par 10, le niveau augmente de 10 dB.

Echelle des niveaux sonores

L'échelle des décibels est une échelle logarithmique. Ainsi, 3 décibels supplémentaires correspondent à un doublement du niveau sonore, et 10 décibels multiplient celui-ci par 10. De même, les décibels ne s'additionnent pas : deux machines à laver de niveau sonore de 60 décibels ne font pas un bruit de 120 décibles mais de 63 décibels.

En résumé :

 On ajoute trois décibels lorsqu’on additionne deux bruits de même intensité.

Quand la différence entre deux bruits est supérieure ou égale à 10 décibels, la somme des deux bruits est égale au bruit le plus élevé. (Incidence négligeable de la valeur la plus faible).

Un bruit à 103 décibels (0,02 watts est deux fois plus élevé qu’un bruit à 100 décibels (0,01 watts)

Un bruit à 100 décibels (0,01 watts est dix fois plus élevé qu’un bruit à90 décibels (0,001 watts)

Une différence de trois décibels entre deux sources donne une différence du simple au double en terme d’intensité perçue.

 

 

EchelledécibelsJNA



La législation :

La réglementation en matière de seuil sonore

Le bruit fait partie des causes de maladies professionnelles depuis 1963. Le principe général de prévention déclare que « l’employeur est tenu de réduire le bruit au niveau le plus bas raisonnablement possible».

C’est la directive européenne 2003/10/CE, traduite en droit français par le décret 2006-892 du 19 septembre 2006 et l’arrêté du 19 juillet 2006, qui fixe les seuils d’exposition professionnelle au bruit :

  • 80 dB(A) et 135 dB(C) correspondent à la valeur d’exposition inférieure qui doit induire une action de prévention,
  • 85 dB(A) et 137 dB(C) représentent la valeur d’exposition supérieure qui doit engendrer des actions correctives
  • 87 dB(A) et 140 dB(C) font figure de valeur limite d’exposition (valeur qui tient compte de l’atténuation due au port d’un protecteur individuel contre le bruit) : elle ne doit jamais être dépassée.

A noter que l’exposition moyenne mesurée en dB(A) est de 8 heures par jour. Pour rappel, le niveau de décibels C correspond à la pression acoustique de crête, c’est-à-dire des bruits intenses mais courts.


Les obligations légales

Cette réglementation repose sur trois obligations principales :

  • Agir sur l'environnement de travail : la réglementation agit à la source en obligeant les fabricants à concevoir des machines silencieuses et informer sur leur niveau sonore
  • Insonoriser les locaux : les maîtres d’ouvrage ont l’obligation de penser les bâtiments avec un certain confort acoustique
  • Réduire le bruit dans les locaux : il incombe aux employeurs de respecter les principes généraux de prévention, d’atténuer le bruit dans les locaux et de les utiliser conformément à leur destination

Il existe également une obligation d’information.
Conformément à l'article R. 4436-1 du Code du travail, il est obligatoire d’informer les salariés sur l'utilisation des protections auditives individuelles: « Lorsque l'évaluation des risques fait apparaître que des travailleurs sont exposés sur leur lieu de travail à un niveau sonore égal ou supérieur aux valeurs d'exposition inférieures, définies au 3º de l'article R. 4431-2, l'employeur veille à ce que ces travailleurs reçoivent des informations et une formation en rapport avec les résultats de l'évaluation des risques et avec le concours du service de santé au travail ».

L’article R. 4434-8 du Code du travail ajoute que les protecteurs auditifs individuels doivent être choisis après avis des travailleurs intéressés, du médecin du travail et, éventuellement, des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale et des organismes de santé, de sécurité et des conditions de travail mentionnés à l'article L. 4643-1.

 

 

legislationsons

 

 Les fréquences sonores, qu'est ce que c'est ?

Les sons que nous entendons, sont produits par des vibrations.
Vous avez du sûrement déjà pu observer le mouvement de la membrane d’une baffle d'une chaine hifi ou autre lorsque le son sort de cette baffle. Le son est en fait la sensation auditive à laquelle cette vibration est susceptible de donner naissance.

C’ est une onde (l'onde va permettre la propagation du son) créée par une vibration et propagée sous forme d'ondes qui vont dans la même direction que la propagation du son. Ce sont les vibrations qui produisent le son, et non le son qui produit les vibrations.

On peut faire la différence entre un son aigu et un son grave, grâce à la hauteur d'une fréquence .

Nous avons réussi à faire le lien entre la hauteur d'une fréquence, et ses vibrations acoustiques, c'est à dire que pour avoir la fréquence d'un son, on mesure la vitesse de vibration par le nombre d'allers et retours que fait la membrane par seconde, ce qui nous donnera la fréquence.

La fréquence d'un son s'exprime en Hertz (Hz).

1 Hertz correspond à une vibration par seconde, 2 hertz, 2 vibrations, ainsi de suite... 10 hertz 10 vibrations.

Une fréquence sonore faible va donner un son grave, une fréquence sonore élevée va donner un son aigu.

Notre oreille ne perçoit que les sons compris entre 16 Hz (son très grave) et 20 kHz (son très aigu).

Tout être humain, possédant le sens de l'ouïe, ne va entendre qu'une partie des fréquences sonores, alors qu’un chien perçoit jusqu'à 35 kHz, un dauphin jusqu'à 100 kHz par exemple.

 Comment ça marche ? 

Les sons sont donc transmis à l'oreille .
Par l'oreille, les vibrations acoustiques vont être modifiées en signaux électriques que le cerveau va analyser après différentes étapes.

D'après Fourrier (mathématicien et physicien français) le son peut se comparer à la vibration d'une corde, qui va être décomposée en période égale, appelées harmoniques du son. Un son va être décomposé par l'oreille en différentes harmoniques, l'oreille va pouvoir faire la différence entre les sons graves, médiums, aigus et les décomposer en ces 3 parties.

Le son va être intercepté par les pavillons externes de l'oreille pour arriver jusqu'au tympan par le biais du conduit auditif externe qui est constitué de fibres d'épaisseurs et de longueurs différentes.

Chaque fibre a une certaine tension, donc une fréquence de vibration propre.
Chaque fibre du tympan a une harmonique spécifique : les physiciens se sont intéressés aux caractéristiques de l'onde sonore en comparant des sons de même hauteur et de timbre différent, ils ont découvert que l'onde sonore est composée de plusieurs sons partiels qui se superposent.

Au son de base qui donne le son que l'on entend, avec sa hauteur et sa fréquence F, se superposent d'autres ondes moins perceptibles dont les fréquences sont des multiples de F comme 2F, 3F, 4F, 5F, 6F, etc, ce sont ces multiples qui sont harmoniques.

Les harmoniques sont donc des sons moins perceptibles mais néanmoins indispensables, mais aussi une fréquence, une période, qui va faire réagir le mécanisme de l'oreille plus que toute autre, et qui va provoquer une impulsion électrique par le biais de 3 os (les osselets) : le marteau, l'enclume et l'étrier, qui vont envoyer cette impulsion électrique en augmentant son intensité pour éviter les pertes lors du passage du milieu aérien (l'air) au milieu liquide de l'oreille (milieu liquidien).

Dans le milieu liquidien, l'étrier touche la fenêtre ovale, qui permet le passage de l'oreille externe à l'oreille interne, l'endroit où s'effectue la transmission liquidienne de l'onde sonore, par la vibration de la membrane basilaire située dans la cochlée, qui va analyser les sons aigus grâce à sa partie basse et graves grâce à sa partie haute.

La transmission électrique , va s'effectuer grâce à deux types de cellules sensorielles au niveau de la cochlée : les cellules ciliées internes, qui vont envoyer le son vers les voies centrales et les cellules ciliées externes, qui reçoivent les voies efférentes (les connexions nerveuses) du cerveau et vont servir à comprendre la parole dans le bruit.

Les impulsions électriques sont ensuite transmises via le nerf auditif de la cochlée au cerveau, où elles vont être analysées dans l'aire auditive.

A tout moment, le cerveau reçoit donc une décomposition du son, une partition en temps réel, le volume de chaque fréquence contenue dans le son perçu par l'oreille à cet instant. On appelle ça la transformée en ondelettes.

Exemples de fréquences sonores
  • La voix humaine est comprise entre 80Hz et 850Hz , lors de la parole, elle va varier entre 110Hz et 300Hz .

  • Les ultra-sons sont des ondes électromagnétiques, elles se propagent dans le vide supérieur à 20 000 Hz, utilisés en médecine comme dans les échographies, la thermothérapie ou avec les Doppler , utilisé également dans les usines pour la coupe ou soudure des thermoplastiques mais aussi dans la coiffure pour les implants de rallonges capillaires . Certains animaux peuvent entendre les ultra-sons (les chiens par exemple).

  • Les infra-sons sont inférieurs à 20 Hz, c’ est un son trop grave pour être entendu par notre oreille.

  • Les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, le tonnerre, le vent produisent des infra-sons mais aussi au quotidien, les voitures, les trains, le métro. L'émission de trop d'infra-sons peut être mortelle pour l'homme.

  • Les ultras-sons et les infra-sons sont des fréquences inaudibles par l'être humain sauf pour certains ultra-sons que les jeunes de moins de 25 ans peuvent entendre. (Boitier qui émet des ultrasons que seuls les personnes de moins de 25 ans peuvent percevoir, et difficilement tolérer. )

  • Les fréquences des sons audibles vont faire vibrer des objets de grandes dimensions, les fréquences des ultra-sons des objets de petites dimensions, les infra-sons des objets de très grandes dimensions.

  • Le piano a une fréquence comprise entre 50 et 5000 Hz , le violon, lui, de 400 à 4000 Hz. C'est l'orgue qui a la plus grande étendue de l'échelle musicale allant de 16 Hz à 16000 Hz !


Exemples des fréquences testées lors des audiogrammes
  • -Un tonal : Un audiogramme tonal va déterminer le niveau de son purs qu'une personne peut entendre , d’intensité et de fréquences différentes : 250 à 8000Hz

  • -Un vocal : on diffuse des mots calibrés à une intensité donnée. Le patient doit les répéter avec le moins d'erreurs possibles. Plus le nombre d'erreurs est élevé, moins la compréhension est bonne et peut évoquer une surdité.

  • -un audioscan : 125 à 16 000 Hz 

Rappel

Le seuil de référence : 0 dB(A)

Il correspond au niveau de pression acoustique minimal pour qu’un son puisse être perçu de nos oreilles. A ces faibles niveaux, nous captons les sons provenant de notre propre corps (articulations, battements de cœur, circulation sanguine, etc.) ce qui peut être déstabilisant.

Le seuil de risque : 80 dB(A)

Il s’agit d’une valeur importante qui sert de base à la réglementation « bruit au travail ». A partir de ce seuil, l’employeur se doit d’apporter une information sur les risques auditifs encourus, de proposer un contrôle de l’audition (facultatif) et de mettre à disposition de ses salariés des protections auditives adaptées. A partir de 80 dB(A), la durée d’exposition à la source de bruit est un facteur important de risque.

Le seuil de danger : 85 dB(A)

Toujours selon la réglementation « bruit au travail », lorsque le salarié est exposé à un niveau de 85 dB(A) sur une période de 8h, le port de protections auditives est obligatoire.

Le seuil de douleur : 120 dB(A)

Le seuil de 120 dB(A) marque le début de la douleur. Nos oreilles nous font mal. C’est un message d’alerte… qui arrive bien tard !
En effet, les seuils de danger et de douleur sont séparés de 35 dB(A), soit une pression 56 fois plus importante. Et paradoxalement, la dégradation des cellules ciliées de nos oreilles survient bien avant d’avoir mal.

 

Des repères pour évaluer le niveau sonore :

Vous êtes exposés à 85 dB(A) et plus :

    • Lorsque vous êtes obligé de crier pour avoir une conversation avec une personne située face à vous ;

    • Si vos voisins entendent distinctement le son de votre baladeur dans les transports en commun ;

    • Si l’on peut entendre de l’extérieur le son de votre autoradio toutes fenêtres fermées.

 

Niveau sonore en dB 

80 83 86 89 92 95 98 101 104 107 111

Durée d’exposition maximale

8h 4h 2h 1h 30mn 15mn 7mn30s 3mn45s 1mn20s 40s 20s

Sources :

JNA

France Acouphènes

Bruitparif

Médecine du Travail

 

Article créé par Martine et David

 

Mise à jour: Juin 2017

Bruit = Danger : Sons, décibels,fréquences sonores et législation (2)

Bruit = Danger : Sons, décibels,fréquences sonores et législation

Que se passe t-il lorsque nous sommes soumis à plusieurs sources sonores ? Les décibels s'ajoutent-ils ? Comment ressentons-nous ces agressions ?

 

Il existe plusieurs courbes de pondération : A, B, et C.

 

Courbes de pondération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

courbe de pondération A : dB(A) mesure les bruits sonores de 0 à 55 dB

courbe de pondération B : dB(B) mesure les bruits sonores de 55 à 85 dB

courbe de pondération C : dB(C) mesure les bruits sonores de 55 à 130 dB

Par ailleurs les normes sont toujours calculées en fonction de dB(A) car le dB(A) correspond à la perception des sons de l’oreille humaine.

Le décibel A : dB(A). La lettre A signifie que le décibel est pondéré pour tenir compte de la différence de sensibilité de l’oreille. Moins sensible aux BF (basses fréquences) et plus sensibles aux HF (hautes fréquences). C'est en général du db(A) dont nous parlons en terme d'audiition. Cependant, ce n’est pas exactement ce que déchiffre notre cerveau.
Pour cela, il faut additionner les niveaux sonores pondérés relevés en fonction des fréquences.

On utilise une formule logarythmique pour calculer l'addition de plusieurs sources sonores :

 

tableauadditionbruits2

Plus la différence entre 2 sons est élevée, moins on majore.

Si on a le bruit d’un avion qui est à 120 dB(A) et le bruit d’une voiture de 80 dB(A) on aura :

120 dB du bruit de l’avion, car celui ci recouvre le bruit de la voiture .

Pour bien comprendre :

le dB(A) est un niveau sonore global ( son perçu par l’oreille)

le dB est un niveau sonore qui n’a de sens que lorsqu’il est noté pour une fréquence donnée

Remarques :

Lorsque la puissance sonore est multipliée par 2, le niveau augmente de 3 dB c‘est à dire que si nous avons 2 sources de bruits de 80 dB la différence est de 0dB.

Si on se réfère au tableau ci-dessus, on constate bien que pour une différence de 0 dB, on a un ajout de 3 dB.

Donc 80 dB + 80 dB = 83 dB

Lorsque la puissance sonore est multipliée par 10, le niveau augmente de 10 dB.

Echelle des niveaux sonores

L'échelle des décibels est une échelle logarithmique. Ainsi, 3 décibels supplémentaires correspondent à un doublement du niveau sonore, et 10 décibels multiplient celui-ci par 10. De même, les décibels ne s'additionnent pas : deux machines à laver de niveau sonore de 60 décibels ne font pas un bruit de 120 décibles mais de 63 décibels.

En résumé :

 On ajoute trois décibels lorsqu’on additionne deux bruits de même intensité.

Quand la différence entre deux bruits est supérieure ou égale à 10 décibels, la somme des deux bruits est égale au bruit le plus élevé. (Incidence négligeable de la valeur la plus faible).

Un bruit à 103 décibels (0,02 watts est deux fois plus élevé qu’un bruit à 100 décibels (0,01 watts)

Un bruit à 100 décibels (0,01 watts est dix fois plus élevé qu’un bruit à90 décibels (0,001 watts)

Une différence de trois décibels entre deux sources donne une différence du simple au double en terme d’intensité perçue.

 

 

EchelledécibelsJNA



La législation :

La réglementation en matière de seuil sonore

Le bruit fait partie des causes de maladies professionnelles depuis 1963. Le principe général de prévention déclare que « l’employeur est tenu de réduire le bruit au niveau le plus bas raisonnablement possible».

C’est la directive européenne 2003/10/CE, traduite en droit français par le décret 2006-892 du 19 septembre 2006 et l’arrêté du 19 juillet 2006, qui fixe les seuils d’exposition professionnelle au bruit :

  • 80 dB(A) et 135 dB(C) correspondent à la valeur d’exposition inférieure qui doit induire une action de prévention,
  • 85 dB(A) et 137 dB(C) représentent la valeur d’exposition supérieure qui doit engendrer des actions correctives
  • 87 dB(A) et 140 dB(C) font figure de valeur limite d’exposition (valeur qui tient compte de l’atténuation due au port d’un protecteur individuel contre le bruit) : elle ne doit jamais être dépassée.

A noter que l’exposition moyenne mesurée en dB(A) est de 8 heures par jour. Pour rappel, le niveau de décibels C correspond à la pression acoustique de crête, c’est-à-dire des bruits intenses mais courts.


Les obligations légales

Cette réglementation repose sur trois obligations principales :

  • Agir sur l'environnement de travail : la réglementation agit à la source en obligeant les fabricants à concevoir des machines silencieuses et informer sur leur niveau sonore
  • Insonoriser les locaux : les maîtres d’ouvrage ont l’obligation de penser les bâtiments avec un certain confort acoustique
  • Réduire le bruit dans les locaux : il incombe aux employeurs de respecter les principes généraux de prévention, d’atténuer le bruit dans les locaux et de les utiliser conformément à leur destination

Il existe également une obligation d’information.
Conformément à l'article R. 4436-1 du Code du travail, il est obligatoire d’informer les salariés sur l'utilisation des protections auditives individuelles: « Lorsque l'évaluation des risques fait apparaître que des travailleurs sont exposés sur leur lieu de travail à un niveau sonore égal ou supérieur aux valeurs d'exposition inférieures, définies au 3º de l'article R. 4431-2, l'employeur veille à ce que ces travailleurs reçoivent des informations et une formation en rapport avec les résultats de l'évaluation des risques et avec le concours du service de santé au travail ».

L’article R. 4434-8 du Code du travail ajoute que les protecteurs auditifs individuels doivent être choisis après avis des travailleurs intéressés, du médecin du travail et, éventuellement, des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale et des organismes de santé, de sécurité et des conditions de travail mentionnés à l'article L. 4643-1.

 

 

legislationsons

 

 Les fréquences sonores, qu'est ce que c'est ?

Les sons que nous entendons, sont produits par des vibrations.
Vous avez du sûrement déjà pu observer le mouvement de la membrane d’une baffle d'une chaine hifi ou autre lorsque le son sort de cette baffle. Le son est en fait la sensation auditive à laquelle cette vibration est susceptible de donner naissance.

C’ est une onde (l'onde va permettre la propagation du son) créée par une vibration et propagée sous forme d'ondes qui vont dans la même direction que la propagation du son. Ce sont les vibrations qui produisent le son, et non le son qui produit les vibrations.

On peut faire la différence entre un son aigu et un son grave, grâce à la hauteur d'une fréquence .

Nous avons réussi à faire le lien entre la hauteur d'une fréquence, et ses vibrations acoustiques, c'est à dire que pour avoir la fréquence d'un son, on mesure la vitesse de vibration par le nombre d'allers et retours que fait la membrane par seconde, ce qui nous donnera la fréquence.

La fréquence d'un son s'exprime en Hertz (Hz).

1 Hertz correspond à une vibration par seconde, 2 hertz, 2 vibrations, ainsi de suite... 10 hertz 10 vibrations.

Une fréquence sonore faible va donner un son grave, une fréquence sonore élevée va donner un son aigu.

Notre oreille ne perçoit que les sons compris entre 16 Hz (son très grave) et 20 kHz (son très aigu).

Tout être humain, possédant le sens de l'ouïe, ne va entendre qu'une partie des fréquences sonores, alors qu’un chien perçoit jusqu'à 35 kHz, un dauphin jusqu'à 100 kHz par exemple.

 Comment ça marche ? 

Les sons sont donc transmis à l'oreille .
Par l'oreille, les vibrations acoustiques vont être modifiées en signaux électriques que le cerveau va analyser après différentes étapes.

D'après Fourrier (mathématicien et physicien français) le son peut se comparer à la vibration d'une corde, qui va être décomposée en période égale, appelées harmoniques du son. Un son va être décomposé par l'oreille en différentes harmoniques, l'oreille va pouvoir faire la différence entre les sons graves, médiums, aigus et les décomposer en ces 3 parties.

Le son va être intercepté par les pavillons externes de l'oreille pour arriver jusqu'au tympan par le biais du conduit auditif externe qui est constitué de fibres d'épaisseurs et de longueurs différentes.

Chaque fibre a une certaine tension, donc une fréquence de vibration propre.
Chaque fibre du tympan a une harmonique spécifique : les physiciens se sont intéressés aux caractéristiques de l'onde sonore en comparant des sons de même hauteur et de timbre différent, ils ont découvert que l'onde sonore est composée de plusieurs sons partiels qui se superposent.

Au son de base qui donne le son que l'on entend, avec sa hauteur et sa fréquence F, se superposent d'autres ondes moins perceptibles dont les fréquences sont des multiples de F comme 2F, 3F, 4F, 5F, 6F, etc, ce sont ces multiples qui sont harmoniques.

Les harmoniques sont donc des sons moins perceptibles mais néanmoins indispensables, mais aussi une fréquence, une période, qui va faire réagir le mécanisme de l'oreille plus que toute autre, et qui va provoquer une impulsion électrique par le biais de 3 os (les osselets) : le marteau, l'enclume et l'étrier, qui vont envoyer cette impulsion électrique en augmentant son intensité pour éviter les pertes lors du passage du milieu aérien (l'air) au milieu liquide de l'oreille (milieu liquidien).

Dans le milieu liquidien, l'étrier touche la fenêtre ovale, qui permet le passage de l'oreille externe à l'oreille interne, l'endroit où s'effectue la transmission liquidienne de l'onde sonore, par la vibration de la membrane basilaire située dans la cochlée, qui va analyser les sons aigus grâce à sa partie basse et graves grâce à sa partie haute.

La transmission électrique , va s'effectuer grâce à deux types de cellules sensorielles au niveau de la cochlée : les cellules ciliées internes, qui vont envoyer le son vers les voies centrales et les cellules ciliées externes, qui reçoivent les voies efférentes (les connexions nerveuses) du cerveau et vont servir à comprendre la parole dans le bruit.

Les impulsions électriques sont ensuite transmises via le nerf auditif de la cochlée au cerveau, où elles vont être analysées dans l'aire auditive.

A tout moment, le cerveau reçoit donc une décomposition du son, une partition en temps réel, le volume de chaque fréquence contenue dans le son perçu par l'oreille à cet instant. On appelle ça la transformée en ondelettes.

Exemples de fréquences sonores
  • La voix humaine est comprise entre 80Hz et 850Hz , lors de la parole, elle va varier entre 110Hz et 300Hz .

  • Les ultra-sons sont des ondes électromagnétiques, elles se propagent dans le vide supérieur à 20 000 Hz, utilisés en médecine comme dans les échographies, la thermothérapie ou avec les Doppler , utilisé également dans les usines pour la coupe ou soudure des thermoplastiques mais aussi dans la coiffure pour les implants de rallonges capillaires . Certains animaux peuvent entendre les ultra-sons (les chiens par exemple).

  • Les infra-sons sont inférieurs à 20 Hz, c’ est un son trop grave pour être entendu par notre oreille.

  • Les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, le tonnerre, le vent produisent des infra-sons mais aussi au quotidien, les voitures, les trains, le métro. L'émission de trop d'infra-sons peut être mortelle pour l'homme.

  • Les ultras-sons et les infra-sons sont des fréquences inaudibles par l'être humain sauf pour certains ultra-sons que les jeunes de moins de 25 ans peuvent entendre. (Boitier qui émet des ultrasons que seuls les personnes de moins de 25 ans peuvent percevoir, et difficilement tolérer. )

  • Les fréquences des sons audibles vont faire vibrer des objets de grandes dimensions, les fréquences des ultra-sons des objets de petites dimensions, les infra-sons des objets de très grandes dimensions.

  • Le piano a une fréquence comprise entre 50 et 5000 Hz , le violon, lui, de 400 à 4000 Hz. C'est l'orgue qui a la plus grande étendue de l'échelle musicale allant de 16 Hz à 16000 Hz !


Exemples des fréquences testées lors des audiogrammes
  • -Un tonal : Un audiogramme tonal va déterminer le niveau de son purs qu'une personne peut entendre , d’intensité et de fréquences différentes : 250 à 8000Hz

  • -Un vocal : on diffuse des mots calibrés à une intensité donnée. Le patient doit les répéter avec le moins d'erreurs possibles. Plus le nombre d'erreurs est élevé, moins la compréhension est bonne et peut évoquer une surdité.

  • -un audioscan : 125 à 16 000 Hz 

Rappel

Le seuil de référence : 0 dB(A)

Il correspond au niveau de pression acoustique minimal pour qu’un son puisse être perçu de nos oreilles. A ces faibles niveaux, nous captons les sons provenant de notre propre corps (articulations, battements de cœur, circulation sanguine, etc.) ce qui peut être déstabilisant.

Le seuil de risque : 80 dB(A)

Il s’agit d’une valeur importante qui sert de base à la réglementation « bruit au travail ». A partir de ce seuil, l’employeur se doit d’apporter une information sur les risques auditifs encourus, de proposer un contrôle de l’audition (facultatif) et de mettre à disposition de ses salariés des protections auditives adaptées. A partir de 80 dB(A), la durée d’exposition à la source de bruit est un facteur important de risque.

Le seuil de danger : 85 dB(A)

Toujours selon la réglementation « bruit au travail », lorsque le salarié est exposé à un niveau de 85 dB(A) sur une période de 8h, le port de protections auditives est obligatoire.

Le seuil de douleur : 120 dB(A)

Le seuil de 120 dB(A) marque le début de la douleur. Nos oreilles nous font mal. C’est un message d’alerte… qui arrive bien tard !
En effet, les seuils de danger et de douleur sont séparés de 35 dB(A), soit une pression 56 fois plus importante. Et paradoxalement, la dégradation des cellules ciliées de nos oreilles survient bien avant d’avoir mal.

 

Des repères pour évaluer le niveau sonore :

Vous êtes exposés à 85 dB(A) et plus :

    • Lorsque vous êtes obligé de crier pour avoir une conversation avec une personne située face à vous ;

    • Si vos voisins entendent distinctement le son de votre baladeur dans les transports en commun ;

    • Si l’on peut entendre de l’extérieur le son de votre autoradio toutes fenêtres fermées.

 

Niveau sonore en dB 

80 83 86 89 92 95 98 101 104 107 111

Durée d’exposition maximale

8h 4h 2h 1h 30mn 15mn 7mn30s 3mn45s 1mn20s 40s 20s

Sources :

JNA

France Acouphènes

Bruitparif

Médecine du Travail

 

Article créé par Martine et David

 

Mise à jour: Juin 2017

La nocivité du bruit

La nocivité du bruit - Prévention des traumatismes

La nocivité du bruit tient au fait qu’il y a peu de sons forts dans la nature.

Au cours de son évolution, le système auditif n’a pas développé une protection suffisamment efficace pour recevoir, sans dommages, les énergies sonores élevées qui sont produites par le génie humain, en particulier dans la musique ou l’industrie.Les sons deviennent nocifs lorsque leur intensité dépasse les possibilités de réception de l’oreille :

Au-dessous de 80 dB, il n’y a pas de risque de dégradation brutale de l’audition ; Au-dessus de cette valeur, le risque augmente avec le niveau.

ATTENTION : la progression du niveau se fait selon une échelle logarithmique : si deux sources sonores ont une amplitude de 73 dB, la suppression de l’une des deux laisse subsister un niveau de 70 dB.

VOUS ÊTES EXPOSÉ À 85 DB ET PLUS :

  • Lorsqu’il vous est difficile de soutenir, sans crier, une conversation à 1 mètre de votre interlocuteur ;
  • Dans une file de voiture, lorsque votre voisin entend votre autoradio toutes vitres fermées ;
  • Dans le train ou le métro, lorsque votre voisin entend distinctement votre baladeur.

Les amateurs de musique et musiciens qui veulent jouir pleinement des différents aspects de leur art, devraient écouter la musique à des niveaux où les performances de l’oreille sont maximales, c’est-à-dire entre 40 et 80 dB.

POUR RÉDUIRE LE RISQUE :

  • Évitez les établissements, les groupes et les activités qui fondent leur réputation sur un niveau sonore élevé ;
  • Dans les concerts, éloignez-vous des enceintes acoustiques : ceci est efficace, surtout en plein air ;
  • Ayez le souci permanent de contrôler le niveau sonore du baladeur, de la chaîne Hi-Fi et de l’autoradio ;
  • En discothèque ou au concert portez, en respectant bien leur mode d’emploi, des filtres auditifs ou des bouchons protecteurs en mousse. Ils sont invisibles et efficaces
  • Réduisez la durée d’exposition ; les durées hebdomadaires d’écoute ne doivent pas dépasser : - 20 heures à 93 dB (A) (baladeur, autoradio) ; - 4 heures à 100 dB (A) (baladeur à volume maximum, bars musicaux) ; - 2 heures à 102 dB (A) (discothèque) ;
  • La capacité d’enregistrement des baladeurs numériques, ainsi que leur faible encombrement qui permet de les avoir toujours sur soi, accroissent la tentation d’une écoute prolongée ; Après un concert ou une soirée en discothèque, ne vous précipitez pas sur le baladeur pour réécouter vos titres préférés ; mettez votre oreille au repos, au calme, pour un temps de récupération de 12 à 24 heures ;
  • Évitez les longues écoutes au casque où l’on a tendance à monter peu à peu le niveau, pour finir à des niveaux dangereux.
  • En cas d’écoute de musique via oreillettes ou casque, préférez les casques isolants à réduction de bruit pour une sensation de son immersif et pour éviter d’augmenter le volume pour couvrir les sons extérieurs.

Si les yeux ont des paupières, les oreilles n’ont pas de clapets. Bien que nos oreilles soient dotées d’un mécanisme de protection - le réflexe stapédien - celui-ci ne peut résister aux puissances sonores créées par l’homme. Pour protéger son système auditif, il existe les protecteurs individuels contre le bruit. Ceux-ci sont non seulement conçus pour protéger, mais également pour conserver le plaisir du son.

 

DIFFÉRENTS PROTECTEURS EXISTENT :
  • les casques
  • les bouchons mousse
  • les bouchons en silicone
  • les bouchons silicone à filtre
  • les bouchons sur mesure à filtre acoustique          

Pour information :

Le baladeur numérique est limité à 100 dB.
Les discothèques ont une obligation de ne pas dépasser 102 dB

 

Les mécanismes de défense du système auditif permettent de diminuer l’amplitude des vibrations sonores. Un bruit qui surprend, qui se prolonge ou trop intense entraîne une diminution de la sensibilité auditive.

L’accumulation va générer une « fatigue auditive ». Aussi, il est important de respecter un temps de récupération de 6 à 12 heures.

Selon le Dr Mireille Tardy, la nuit peut offrir cet espace lorsque l’ambiance sonore se situe autour de 30 dB.

source JNA voir le pdf