France Acouphènes - 92 rue du Mont Cenis - 75018 Paris - Tél : 0 820 222 213

Revue 101 Extraits

 

couv Revue 101

 

5 ADHÉSION ET ABONNEMENT EN 2019
Réactualisation de nos tarifs suite à l’Assemblée Générale   
6 PANORAMA
Petites annonces France Acouphènes
Appel à bonnes volontés
Appel à écoutants bénévoles
7 PANORAMA VIE ASSOCIATIVE
Permanences de France Acouphènes
8-12 RECHERCHE
Imagerie cérébrale et acouphènes
13-14 ÉTUDE CLINIQUE
Entraîner son cerveau pour soulager ses acouphènes
15 PANORAMA VIE ASSOCIATIVE
15 Nouveau à France Acouphènes :
une newsletter pour tous Un stagiaire à France Acouphènes
16 La réglementation RGPD
17 3ème édition de la Semaine Nationale
de la Santé Auditive au Travail
Entretien Ministère de la Santé
18 PANORAMA VIE DES RÉGIONS
18 Colmar : Conférence santé
Joué-Lès-Tours : Forum
des associations le 1er septembre
Bientôt à Montpellier
19 Paris 18e :
Fête de la musique
Forum du Temps Libre et des Loisirs
20 Bientôt en Région Île de France
Les évènements de France Acouphènes
à Evry au troisième trimestre 2018
Groupe de parole Saint Sernin
21 Groupes de parole et permanence physique
près de chez vous
Au siège France Acouphènes
Du 17 mai et 28 juin
23 TÉMOIGNAGE ACOUPHÈNES
Les acouphènes : un chemin pour
s’en distraire par Pierre Dewannain
24 NOS BÉNÉVOLES À VOTRE ÉCOUTE

 

 Recherche

Par Agnès Job Chercheure de l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA), Rattachée à l’INSERM U 1216 « Neuroimagerie fonctionnelle et perfusion cérébrale » Grenoble Institut des Neurosciences et  Chercheure INSERM Grenoble Institut des Neurosciences (GIN), de l’équipe INSERM U 1216 « Neuroimagerie fonctionnelle et perfusion cérébrale »

Depuis le début des années 1990, différentes techniques d’imagerie cérébrale permettent de voir le cerveau « fonctionner » en temps réel. Si ces techniques nous montrent ce qui se passe dans le cerveau au cours d’une tâche sans avoir à ouvrir la boîte crânienne, c’est surtout grâce aux progrès de l’informatique et de la détection de nouveaux agents physiques qui ont eu lieu à la fin du XXe siècle. En ce qui concerne les acouphènes, les tentatives de visualisation d’une dysfonction cérébrale se sont développées quand la relation directe « perte auditive et acouphènes » a été mise en doute. En effet, la section du nerf auditif ne faisait pas particulièrement disparaître l’acouphène et le mécanisme sous-jacent a été remis en question.

 Les techniques d’imagerie cérébrale actuellement les plus employées pour les acouphènes sont : l’électroencéphalographie (EEG) et l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf).

Nos études en IRMf (Job et coll. 2011, 2012, 2016) nous ont permis de découvrir une petite zone du cortex cérébral anormalement activée en présence d’acouphène dans la région pariéto-insulaire, dans l’operculum 3 droit précisément (Figure 5, partie haute de l’image). Nous savons que cette région est impliquée dans le phénomène acouphénique. Elle pourrait correspondre à une dysfonction d’intégration d’informations somatosensorielles 12 (propriocepteurs)13 en provenance de l’oreille moyenne ou de sa voie nerveuse trigéminale (nerf Trijumeau14), notre dernière publication en fait la démonstration (voir la revue n° 97).OP3


Étude clinique : Entraîner son cerveau pour soulager ses acouphènes

Par Robin Guillard,
Zeta Technologies

Quel est le principe de notre proposition thérapeutique objet de cette étude clinique ?

Notre point de départ sont les travaux du Pr Nathan Weisz en Autriche qui en 2005 a identifié que les patients souffrant d’acouphènes chroniques (acouphènes présents depuis au moins 6 mois) ontune activité cérébrale sensiblement différente au niveau des cortex auditifs. A partir de ce constat, en 2007, une équipe de son laboratoire met en place un protocole pour rééduquer cette activité cérébrale et voir si cela peut apporter du bénéfice aux patients par rapport à leurs acouphènes. Ils observent une amélioration de 30% en moyenne de la gravité des acouphènes, mais il y a une variabilité importante sur les résultats : certains patients sont davantage bénéficiaires du traitement que d’autres.

Concrètement quelle forme prend notre étude clinique ?

Notre proposition de traitement dans le cadre de cette étude clinique est une thérapie de rééducation de 10 séances de 1 heure chacune, sur 5 semaines. Durant chaque séance, le patient est équipé d’un casque d’électroencéphalographie (EEG) qui mesure son activité cérébrale et qui cible précisément sa mesure sur l’activité des cortex auditifs. Il s’agit d’un appareil de mesure passif qui n’interfère aucunement avec l’activité normale du cerveau et qui n’émet pas d’ondes vers le cerveau.Je suis intéressé(e), comment puis-je participer à cette étude ? Notre étude clinique accueille des patients sur Paris et sur Toulouse. Si vous êtes victime d’acouphènes invalidants et voulez tester un traitement qui peut améliorer votre condition, la première étape est de remplir le questionnaire de dépistage disponible sur notre site ....