France Acouphènes - 92 rue du Mont Cenis - 75018 Paris - Tél : 0 820 222 213

Apport de l’audioprothèse pour les acouphéniques et hyperacousiquesPhilippe Metzger conférence assemblée générale du  9avril2016

Extraits de l’intervention de Philippe Metzger lors des conférences de l’Assemblée générale de France Acouphènes le 9 avril 2016
Transcription de l’enregistrement par Dominique Vallée

  • 1 L’audition : présentation du système auditif

En tant que professionnels de santé, nous sommes complémentaires du médecin ORL et la plupart du temps, nous donnons des explications comme le Pr Venail (voir revue n° 92 page 8 ouC I ) ceci afin d’éviter de proposer une solution sans renseignement. Il faut absolument mettre le patient acteur de sa solution et lui expliquer correctement la situation de son audition. Dans nos consultations, nous rencontrons des personnes qui ont des problèmes d’audition avec ou sans acouphènes. Pour celles qui ont des acouphènes, nous prenons plus de temps, une première consultation dure souvent environ une heure. On commence par expliquer le processus de l’audition, car souvent les patients s’imaginent que l’acouphène est quelque chose de purement cérébral. Ils pensent tumeur cérébrale et, après avoir fait un IRM, ils savent que ce n’est pas le cas.

La suite de cette conférence se trouve dans le dossier " Conférences " I C I 

Hyperacousie, une définition :

Le terme " hyperacousie " désigne une intolérance aux bruits, même les plus banals. L’hyperacousie est souvent la séquelle d’un traumatisme acoustique et accompagne l’acouphène dans 40% des cas.

L'hyperacousie est un symptome rapidement invalidant, avec pour conséquence le repli sur soi, l'arrêt professionnel, le port de protections auditives. L' oreille a perdu de sa dynamique de fonctionnement et le seuil d'inconfort et de douleur se rapproche du seuil d'audition. Les définitions diffèrent, incluant misophonie, recrutement, distorsion, phonophobie ...  76 à 86%  des personnes hyperacousiques ont également des acouphènes.

 

urgence3

 

 

Echelle de l'hyperacousie

Cette échelle n'a rien de scientifique, et cette classification ne peut être qu'un outil de comparaison. Elle a été créée par un forumeur (Caliméro) au fil de ses discussions sur internet, chacun amenant sa propre perception. 


 1 : LA FATIGUE AUDITIVE.

Il s'agit d'une fatigue généralement ressentie en fin de journée ou en fin de semaine. Une fatigue due à l'accumulation de nuisances auditives diverses et variées (circulation, transports, loisirs) ou à l'exercice d'une activité professionnelle dans un cadre "bruyant". Des facteurs qui accentuent le stress et provoquent de surcroît des troubles du sommeil. Nous ne sommes pas ici au stade de l'hyperacousie à proprement parler mais il est possible que l'oreille soit, du moins chez les plus "fragiles", être amenée à se fragiliser d'avantage et donc, se montrer réceptive à un éventuel traumatisme. D'où l'importance de la prévention .

 2 : LA SURSENBILITÉ AUDITIVE.

La fatigue auditive est cette fois plus prononcée et l'on peut ainsi déceler, pour chaque personne concernée ce que l'on pourrait qualifier de "fragilité cochléaire". Des personnes qui se montrent "négativement" réceptives aux portes qui claquent, aux objets qui s'entrechoquent, aux sirènes... Des personnes qui savent (ou non) qu'elles n'ont rien à faire en discothèque, ne pouvant s'exposer au son amplifié au-delà d'un certain seuil et d'une certaine durée. On peut parler ici de prédispositions au traumatisme auditif, de profil à risque.

 3 : L'HYPERACOUSIE.

Le traumatisme auditif a eu lieu, l'oreille interne (cellules sensorielles) est plus ou moins atteinte, ce qui devait être fait rapidement (hospitalisation dans les 48 h) l'a été plus ou moins ; bref, des séquellles subsistent. Nous n'en sommes plus au stade "fonctionnel" mais au stade "lésionnel" dans des proportions variables mais quand même. On passe donc de la fatigue auditive (qui devient une manifestation parmi d'autres) à la gêne auditive, de la sursensibilité à la sur-sensation auditive pathologique ; l'échelle des sensations s'en trouvant totalement perturbée, avec perte auditive ou sans. Dans ce dernier cas, ce n'est pas que l'oreille entend mieux mais elle joue avec difficulté son rôle de filtre.
D'un point de vue pratique, on en vient à être dérangé par des bruits habituellement supportés par tout le monde : impact entre objets, voix fortes et aiguës, froissement de papier, etc... Principales manifestations : maux de tête, fatigue, sentiment d'avoir l'oreile bouchée. Il y a encore à ce stade la possibilité de se déplacer (voyages), de sortir en comité restreint avec des amis... A condition de se montrer très raisonnable quant à la fréquence et de porter des protections auditives. Quoi qu'il en soit, la vie sociale est déjà affectée.

Cette hyperacousie accompagne des acouphènes qu'elle amplifie dans des proportions variables mais encore "raisonnables" à ce stade.

 4 : L'HYPERACOUSIE DOULOUREUSE.

Les bruits et activités dont nous parlions au stade précédent ne sont plus gênants mais quasi-traumatisants. Cela s'explique par l'intensité du traumatisme originel ou la fragilisation toujours plus importante de l'oreille interne suite à ce même trauma (rechutes !) et donc, d'un seuil de résistance au son par là même abaissé (parfois de façon temporaire, du moins on l'espère).

L'hyperacousie peut être qualifiée de douloureuse car l'exposition au bruit, quelle que soit son intensité (surtout au-delà de 40 db) devient gênante, synonyme de douleurs ; qui plus est dans l'accumulation ou l'exposition prolongée. Tout devient plus ou moins "contraignant" pour l'hyperacousique douloureux. Se déplacer, travailler, communiquer (parler, écouter, notamment au téléphone), sortir : tout cela pose désormais problème. L'usage de bouchons, bien qu'utile et recommandé, ne parvient pas dans certains cas à endiguer certaines nuisances et à éviter la rechute.

Les manifestations "cliniques" sont diverses : inflammation de l'oreille interne irradiant parfois dans le cou, jusquà la mâchoire ; oreilles bouchées, congestionnées ; sensation de "chaud" avec ou sans picotements, rougeurs au visage, maux de tête, grosse fatigue. On en est au stade du handicap, non reconnu mais du handicap quand même.

Les acouphènes, en période de crise sont (très) accentués et donc d'autant plus difficiles à supporter. L'hyperacousie étant un facteur d'aggravation.

 5 : L'HYPERACOUSIE DOULOUREUSE ET SÉVÈRE.

L'hyperacousique est aux aguets chez lui et plus ou moins traumatisé dès qu'il sort, ne maîtrisant le "bruit" qu'avec difficulté et éprouvant une forte appréhension du fait d'oreilles déjà douloureusement mises à contribution au fil des rechutes passées et donc, très fragilisées. A ce stade, l'hyperacousique fonctionne au ralenti. Les manifestations cliniques évoquées précédemment (stade 4) sont exacerbées avec des acouphènes au diapason.

Bruit = Danger : Sons, décibels,fréquences sonores et législation

Que se passe t-il lorsque nous sommes soumis à plusieurs sources sonores ? Les décibels s'ajoutent-ils ? Comment ressentons-nous ces agressions ?

 

Il existe plusieurs courbes de pondération : A, B, et C.

 

Courbes de pondération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

courbe de pondération A : dB(A) mesure les bruits sonores de 0 à 55 dB

courbe de pondération B : dB(B) mesure les bruits sonores de 55 à 85 dB

courbe de pondération C : dB(C) mesure les bruits sonores de 55 à 130 dB

Par ailleurs les normes sont toujours calculées en fonction de dB(A) car le dB(A) correspond à la perception des sons de l’oreille humaine.

Le décibel A : dB(A). La lettre A signifie que le décibel est pondéré pour tenir compte de la différence de sensibilité de l’oreille. Moins sensible aux BF (basses fréquences) et plus sensibles aux HF (hautes fréquences). C'est en général du db(A) dont nous parlons en terme d'audiition. Cependant, ce n’est pas exactement ce que déchiffre notre cerveau.
Pour cela, il faut additionner les niveaux sonores pondérés relevés en fonction des fréquences.

On utilise une formule logarythmique pour calculer l'addition de plusieurs sources sonores :

 

tableauadditionbruits2

Plus la différence entre 2 sons est élevée, moins on majore.

Si on a le bruit d’un avion qui est à 120 dB(A) et le bruit d’une voiture de 80 dB(A) on aura :

120 dB du bruit de l’avion, car celui ci recouvre le bruit de la voiture .

Pour bien comprendre :

le dB(A) est un niveau sonore global ( son perçu par l’oreille)

le dB est un niveau sonore qui n’a de sens que lorsqu’il est noté pour une fréquence donnée

Remarques :

Lorsque la puissance sonore est multipliée par 2, le niveau augmente de 3 dB c‘est à dire que si nous avons 2 sources de bruits de 80 dB la différence est de 0dB.

Si on se réfère au tableau ci-dessus, on constate bien que pour une différence de 0 dB, on a un ajout de 3 dB.

Donc 80 dB + 80 dB = 83 dB

Lorsque la puissance sonore est multipliée par 10, le niveau augmente de 10 dB.

Echelle des niveaux sonores

L'échelle des décibels est une échelle logarithmique. Ainsi, 3 décibels supplémentaires correspondent à un doublement du niveau sonore, et 10 décibels multiplient celui-ci par 10. De même, les décibels ne s'additionnent pas : deux machines à laver de niveau sonore de 60 décibels ne font pas un bruit de 120 décibles mais de 63 décibels.

En résumé :

 On ajoute trois décibels lorsqu’on additionne deux bruits de même intensité.

Quand la différence entre deux bruits est supérieure ou égale à 10 décibels, la somme des deux bruits est égale au bruit le plus élevé. (Incidence négligeable de la valeur la plus faible).

Un bruit à 103 décibels (0,02 watts est deux fois plus élevé qu’un bruit à 100 décibels (0,01 watts)

Un bruit à 100 décibels (0,01 watts est dix fois plus élevé qu’un bruit à 90 décibels (0,001 watts)

Une différence de trois décibels entre deux sources donne une différence du simple au double en terme d’intensité perçue.

 

 

EchelledécibelsJNA



La législation :

La réglementation en matière de seuil sonore

Le bruit fait partie des causes de maladies professionnelles depuis 1963. Le principe général de prévention déclare que « l’employeur est tenu de réduire le bruit au niveau le plus bas raisonnablement possible ».

C’est la directive européenne 2003/10/CE, traduite en droit français par le décret 2006-892 du 19 septembre 2006 et l’arrêté du 19 juillet 2006, qui fixe les seuils d’exposition professionnelle au bruit :

  • 80 dB(A) et 135 dB(C) correspondent à la valeur d’exposition inférieure qui doit induire une action de prévention,
  • 85 dB(A) et 137 dB(C) représentent la valeur d’exposition supérieure qui doit engendrer des actions correctives
  • 87 dB(A) et 140 dB(C) font figure de valeur limite d’exposition (valeur qui tient compte de l’atténuation due au port d’un protecteur individuel contre le bruit) : elle ne doit jamais être dépassée.

A noter que l’exposition moyenne mesurée en dB(A) est de 8 heures par jour. Pour rappel, le niveau de décibels C correspond à la pression acoustique de crête, c’est-à-dire des bruits intenses mais courts.


Les obligations légales

Cette réglementation repose sur trois obligations principales :

  • Agir sur l'environnement de travail : la réglementation agit à la source en obligeant les fabricants à concevoir des machines silencieuses et informer sur leur niveau sonore
  • Insonoriser les locaux : les maîtres d’ouvrage ont l’obligation de penser les bâtiments avec un certain confort acoustique
  • Réduire le bruit dans les locaux : il incombe aux employeurs de respecter les principes généraux de prévention, d’atténuer le bruit dans les locaux et de les utiliser conformément à leur destination

Il existe également une obligation d’information.
Conformément à l'article R. 4436-1 du Code du travail, il est obligatoire d’informer les salariés sur l'utilisation des protections auditives individuelles: « Lorsque l'évaluation des risques fait apparaître que des travailleurs sont exposés sur leur lieu de travail à un niveau sonore égal ou supérieur aux valeurs d'exposition inférieures, définies au 3º de l'article R. 4431-2, l'employeur veille à ce que ces travailleurs reçoivent des informations et une formation en rapport avec les résultats de l'évaluation des risques et avec le concours du service de santé au travail ».

L’article R. 4434-8 du Code du travail ajoute que les protecteurs auditifs individuels doivent être choisis après avis des travailleurs intéressés, du médecin du travail et, éventuellement, des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale et des organismes de santé, de sécurité et des conditions de travail mentionnés à l'article L. 4643-1.

 

 

legislationsons

 

 Les fréquences sonores, qu'est ce que c'est ?

Les sons que nous entendons, sont produits par des vibrations.
Vous avez du sûrement déjà pu observer le mouvement de la membrane d’une baffle d'une chaine hifi ou autre lorsque le son sort de cette baffle. Le son est en fait la sensation auditive à laquelle cette vibration est susceptible de donner naissance.

C’ est une onde (l'onde va permettre la propagation du son) créée par une vibration et propagée sous forme d'ondes qui vont dans la même direction que la propagation du son. Ce sont les vibrations qui produisent le son, et non le son qui produit les vibrations.

On peut faire la différence entre un son aigu et un son grave, grâce à la hauteur d'une fréquence .

Nous avons réussi à faire le lien entre la hauteur d'une fréquence, et ses vibrations acoustiques, c'est à dire que pour avoir la fréquence d'un son, on mesure la vitesse de vibration par le nombre d'allers et retours que fait la membrane par seconde, ce qui nous donnera la fréquence.

La fréquence d'un son s'exprime en Hertz (Hz).

1 Hertz correspond à une vibration par seconde, 2 hertz, 2 vibrations, ainsi de suite... 10 hertz 10 vibrations.

Une fréquence sonore faible va donner un son grave, une fréquence sonore élevée va donner un son aigu.

Notre oreille ne perçoit que les sons compris entre 16 Hz (son très grave) et 20 kHz (son très aigu).

Tout être humain, possédant le sens de l'ouïe, ne va entendre qu'une partie des fréquences sonores, alors qu’un chien perçoit jusqu'à 35 kHz, un dauphin jusqu'à 100 kHz par exemple.

 Comment ça marche ? 

Les sons sont donc transmis à l'oreille .
Par l'oreille, les vibrations acoustiques vont être modifiées en signaux électriques que le cerveau va analyser après différentes étapes.

D'après Fourrier (mathématicien et physicien français) le son peut se comparer à la vibration d'une corde, qui va être décomposée en période égale, appelées harmoniques du son. Un son va être décomposé par l'oreille en différentes harmoniques, l'oreille va pouvoir faire la différence entre les sons graves, médiums, aigus et les décomposer en ces 3 parties.

Le son va être intercepté par les pavillons externes de l'oreille pour arriver jusqu'au tympan par le biais du conduit auditif externe qui est constitué de fibres d'épaisseurs et de longueurs différentes.

Chaque fibre a une certaine tension, donc une fréquence de vibration propre.
Chaque fibre du tympan a une harmonique spécifique : les physiciens se sont intéressés aux caractéristiques de l'onde sonore en comparant des sons de même hauteur et de timbre différent, ils ont découvert que l'onde sonore est composée de plusieurs sons partiels qui se superposent.

Au son de base qui donne le son que l'on entend, avec sa hauteur et sa fréquence F, se superposent d'autres ondes moins perceptibles dont les fréquences sont des multiples de F comme 2F, 3F, 4F, 5F, 6F, etc, ce sont ces multiples qui sont harmoniques.

Les harmoniques sont donc des sons moins perceptibles mais néanmoins indispensables, mais aussi une fréquence, une période, qui va faire réagir le mécanisme de l'oreille plus que toute autre, et qui va provoquer une impulsion électrique par le biais de 3 os (les osselets) : le marteau, l'enclume et l'étrier, qui vont envoyer cette impulsion électrique en augmentant son intensité pour éviter les pertes lors du passage du milieu aérien (l'air) au milieu liquide de l'oreille (milieu liquidien).

Dans le milieu liquidien, l'étrier touche la fenêtre ovale, qui permet le passage de l'oreille externe à l'oreille interne, l'endroit où s'effectue la transmission liquidienne de l'onde sonore, par la vibration de la membrane basilaire située dans la cochlée, qui va analyser les sons aigus grâce à sa partie basse et graves grâce à sa partie haute.

La transmission électrique , va s'effectuer grâce à deux types de cellules sensorielles au niveau de la cochlée : les cellules ciliées internes, qui vont envoyer le son vers les voies centrales et les cellules ciliées externes, qui reçoivent les voies efférentes (les connexions nerveuses) du cerveau et vont servir à comprendre la parole dans le bruit.

Les impulsions électriques sont ensuite transmises via le nerf auditif de la cochlée au cerveau, où elles vont être analysées dans l'aire auditive.

A tout moment, le cerveau reçoit donc une décomposition du son, une partition en temps réel, le volume de chaque fréquence contenue dans le son perçu par l'oreille à cet instant. On appelle ça la transformée en ondelettes.

Exemples de fréquences sonores
  • La voix humaine est comprise entre 80Hz et 850Hz , lors de la parole, elle va varier entre 110Hz et 300Hz .

  • Les ultra-sons sont des ondes électromagnétiques, elles se propagent dans le vide supérieur à 20 000 Hz, utilisés en médecine comme dans les échographies, la thermothérapie ou avec les Doppler , utilisé également dans les usines pour la coupe ou soudure des thermoplastiques mais aussi dans la coiffure pour les implants de rallonges capillaires . Certains animaux peuvent entendre les ultra-sons (les chiens par exemple).

  • Les infra-sons sont inférieurs à 20 Hz, c’ est un son trop grave pour être entendu par notre oreille.

  • Les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, le tonnerre, le vent produisent des infra-sons mais aussi au quotidien, les voitures, les trains, le métro. L'émission de trop d'infra-sons peut être mortelle pour l'homme.

  • Les ultras-sons et les infra-sons sont des fréquences inaudibles par l'être humain sauf pour certains ultra-sons que les jeunes de moins de 25 ans peuvent entendre. (Boitier qui émet des ultrasons que seuls les personnes de moins de 25 ans peuvent percevoir, et difficilement tolérer. )

  • Les fréquences des sons audibles vont faire vibrer des objets de grandes dimensions, les fréquences des ultra-sons des objets de petites dimensions, les infra-sons des objets de très grandes dimensions.

  • Le piano a une fréquence comprise entre 50 et 5000 Hz , le violon, lui, de 400 à 4000 Hz. C'est l'orgue qui a la plus grande étendue de l'échelle musicale allant de 16 Hz à 16000 Hz !


Exemples des fréquences testées lors des audiogrammes
  • -Un tonal : Un audiogramme tonal va déterminer le niveau de son purs qu'une personne peut entendre , d’intensité et de fréquences différentes : 250 à 8000Hz

  • -Un vocal : on diffuse des mots calibrés à une intensité donnée. Le patient doit les répéter avec le moins d'erreurs possibles. Plus le nombre d'erreurs est élevé, moins la compréhension est bonne et peut évoquer une surdité.

  • -un audioscan : 125 à 16 000 Hz 

Rappel

Le seuil de référence : 0 dB(A)

Il correspond au niveau de pression acoustique minimal pour qu’un son puisse être perçu de nos oreilles. A ces faibles niveaux, nous captons les sons provenant de notre propre corps (articulations, battements de cœur, circulation sanguine, etc.) ce qui peut être déstabilisant.

Le seuil de risque : 80 dB(A)

Il s’agit d’une valeur importante qui sert de base à la réglementation « bruit au travail ». A partir de ce seuil, l’employeur se doit d’apporter une information sur les risques auditifs encourus, de proposer un contrôle de l’audition (facultatif) et de mettre à disposition de ses salariés des protections auditives adaptées. A partir de 80 dB(A), la durée d’exposition à la source de bruit est un facteur important de risque.

Le seuil de danger : 85 dB(A)

Toujours selon la réglementation « bruit au travail », lorsque le salarié est exposé à un niveau de 85 dB(A) sur une période de 8h, le port de protections auditives est obligatoire.

Le seuil de douleur : 120 dB(A)

Le seuil de 120 dB(A) marque le début de la douleur. Nos oreilles nous font mal. C’est un message d’alerte… qui arrive bien tard !
En effet, les seuils de danger et de douleur sont séparés de 35 dB(A), soit une pression 56 fois plus importante. Et paradoxalement, la dégradation des cellules ciliées de nos oreilles survient bien avant d’avoir mal.

 

Des repères pour évaluer le niveau sonore :

Vous êtes exposés à 85 dB(A) et plus :

    • Lorsque vous êtes obligé de crier pour avoir une conversation avec une personne située face à vous ;

    • Si vos voisins entendent distinctement le son de votre baladeur dans les transports en commun ;

    • Si l’on peut entendre de l’extérieur le son de votre autoradio toutes fenêtres fermées.

 

Niveau sonore en dB 

80 83 86 89 92 95 98 101 104 107 111

Durée d’exposition maximale

8h 4h 2h 1h 30mn 15mn 7mn30s 3mn45s 1mn20s 40s 20s

Sources :

JNA

France Acouphènes

Bruitparif

Médecine du Travail

 

Article créé par Martine et David

 

Mise à jour: Juin 2017

L’hyperacousie et sa prise en charge

 

L’hyperacousie et sa prise en charge

 Éric Bizaguet Audioprothésiste Membre de notre Comité Scientifique - Tinnitussimo 74 - 4° trimestre 2011

 Éric Bizaguet, audioprothésiste, membre de notre comité scientifique était intervenu lors de notre assemblée générale de 2011. Sa conférence sur l’hyperacousie et sa prise en charge nous avait permis de mieux concevoir ce symptôme difficile à appréhender. Pour en savoir plus, nous lui avons demandé de développer son intervention dans l’article ci-dessous. ND

 Introduction

Différentes atteintes peuvent affecter la fonction auditive....

Lire la conférence dans le dossier

 

L’hyperacousie et sa prise en charge

 Éric Bizaguet Audioprothésiste Membre de notre Comité Scientifique - Tinnitussimo 74 - 4° trimestre 2011